La professionnalisation de la communication : processus et ambivalences

Séminaire public du Céditec (E.A. 3119) – Université Paris-Est Créteil – Vendredi 23 mars 2012, 14h30.

La professionnalisation de la communication : processus et ambivalences
L’importance prise par la communication dans bon nombre d’organisations (entreprises, institutions, établissements publics, organisations politiques, associations…) invite à considérer que les pratiques et les acteurs ainsi concernés ou désignés sont caractérisés par leur spécialisation, leur rationalisation, leur institutionnalisation ou encore leur identité professionnelle. Le recours à la notion de « professionnalisation » apparaît ainsi utile pour caractériser et englober cet ensemble de phénomènes, ainsi que les transformations de la morphologie sociale, des métiers et des formations dont ils seraient révélateurs.

L’hypothèse de la « professionnalisation des sources » a d’ailleurs été développée par la sociologie des médias pour désigner une détermination importante des mutations du travail journalistique dans le courant des années 90.

Plusieurs observations laissent pourtant à penser que la professionnalisation de la communication gagne à être pensée comme un phénomène processuel – potentiellement ambivalent et réversible – et relationnel – entre des acteurs hétérogènes et interdépendants. Dans bien des domaines (celui de la politique et des institutions mais aussi celui de l’entreprise), l’autonomisation du secteur ou des métiers relevant de la communication apparaît ainsi problématique – par rapport aux métiers du journalisme, de l’information, de la documentation, mais encore de la participation par exemple.

Par ailleurs, que penser d’un secteur et de métiers dont les dénominations sont encore floues ou instables, si ce n’est qu’ils sont faiblement unifiés ou faiblement reconnus ?

Enfin, la construction de la communication comme obligation dans bon nombre d’organisations a également contribué à transformer les pratiques d’acteurs non spécialistes – et non destinés à le devenir. Il convient alors d’interroger un double phénomène : ce qu’une organisation (ou un domaine particulier, comme l’action publique par exemple) fait à la communication et ce que la communication fait à cette organisation ou à ce domaine d’activité.
C’est donc la nature processuelle et ambivalente de la professionnalisation de la communication qui sera plus particulièrement explorée dans ce séminaire, autour de quatre interventions.

Programme 
Caroline Ollivier-Yaniv, professeure à l’Université Paris-Est Créteil, membre du Céditec (E.A. 3119), membre de l’IUF.
Introduction : pourquoi et comment saisir la professionnalisation de la communication ?
Jean-Baptiste Legavre, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 2, membre du Carism (E.A. 2293).
Journalistes territoriaux et professionnalisation : questions ouvertes
Nicolas Kaciaf, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Versailles Saint Quentin, membre du VIP (E.A. 3643)
La professionnalisation contrariée de la communication interne
Isabelle Pailliart, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’Université Stendhal-Grenoble 3, membre du Gresec (E.A. 608).
Les enjeux info-communicationnels de la professionnalisation
Lieu 
Université Paris Est Créteil
Faculté de Sciences économiques
salle Keynes (2ème étage)
61, avenue du Général de Gaulle – 94000 Créteil
Métro Créteil Université – ligne 8
Présentation du laboratoire : http://ceditec.u-pec.fr/

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