Maux et mots des homos

KHF_NatnlComingOutDayLe 3 octobre 2015, le nom de Krysztof Olaf Charamsa résonne dans les murs du Vatican. A la veille d’un synode sur la famille organisé par l’Église catholique, ce cardinal polonais, membre de la congrégation chargée de veiller à la cohérence de la doctrine,  révèle son homosexualité dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera et à l’édition polonaise de Newsweek[1]. Ce coming out médiatique replace la question de l’homosexualité au cœur des débats de l’Église, dans lesquels s’affrontent les partisans de l’immobilisme et des courants plus tolérants. Émissions de télévision et de radio, photos en « Une » de quotidiens italiens, sortie en public de Krysztof Olaf Charamsa et son compagnon dans un restaurant où une conférence de presse improvisée s’est tenue : la Curie, restée jusque-là dans le silence, est mise au pied du mur[2]. Destitué de ses fonctions, comme l’a annoncé dans un communiqué le porte-parole du Vatican, ce cardinal de 43 ans n’est pas soucieux de son avenir. Blog, livre(s) en préparation : à en juger par la ferveur et l’émotion mondiale suscitées par son action, les sollicitations ne vont pas manquer. Ce n’est pas tous les jours qu’un homme d’Eglise dédie son coming out à l’homme qu’il aime, dans une sphère religieuse qui qualifie encore les actes homosexuels « d’intrinsèquement désordonnés »[3]. Le mouvement homosexuel chrétien David & Jonathan a réagi en disant ne pas être étonné de cette annonce. « En proportion, affirme sa coprésidente Elisabeth Saint-Guily, il y a plus d’homosexuels chez les prêtres que dans la population générale »[4]. S’exposer ou rester dans l’ombre ? L’exemple des réactions suscitées par l’action de ce cardinal homosexuel pose, on va le voir, une question qui traverse depuis les années 1960 l’histoire des mouvements de défense des groupes lesbiens Gays Bi et Transgenres (LGBT). Entre construction identitaire et lutte contre la stigmatisation, faut-il privilégier un répertoire d’action discret ou, à l’instar des fameuses Gay pride, des formes de mobilisation publiques plus bruyantes ?


La (toujours) difficile entrée dans les mœurs de la question homosexuelle

Les luttes en faveur de l’égalité entre personnes hétérosexuelles et non-hétérosexuelles n’ont cessé d’évoluer depuis les années 1970, en fonction de la perception de ces groupes dans la société. A la fin des années 1960, l’homosexualité est encore considérée comme une maladie mentale et les personnes homosexuelles continuent de subir des traitements psychologiques visant à les faire abandonner leur comportement jugé « déviant ». C’est en 1969, après les émeutes gay de Stonewall, à New York, que les premiers mouvements de défense des homosexuels font leur apparition. Le terme « gay », alors utilisé par des personnes homophobes, est réapproprié par ces mouvements, qui militent pour que l’homosexualité ne soit plus considérée comme une maladie mentale, et soit acceptée par la société[5]. Il s’agit de l’un des premiers combats de la cause homosexuelle, dont le principal moyen de communication est la “marche des fiertés”, qui est alors une marche commémorative du Stonewall et des émeutes qui ont suivies. En 1974, l’Association Psychiatrique Américaine décide, après un happening des militants de la Gay Activist Alliance qui font irruption lors d’une conférence, de retirer l’homosexualité de la catégorie des déviances sexuelles. Le premier combat est gagné[6].

Dans les années 1990, le niveau d’acceptation sociale des personnes homosexuelles évolue plutôt favorablement. Les trois quarts de la population française considèrent alors que les homosexuels sont des personnes comme les autres, alors qu’ils n’étaient qu’un tiers à le penser dans les années 1980[7]. A la fin des années 1990, le Pacs provoque un grand débat en France. En 1998, 49% des Français sont favorables au Pacs, alors que 48% y sont opposés. A peine deux ans plus tard, 64% y sont désormais favorables. C’est bien la preuve, pour les mouvements de lutte en faveur des droits des homosexuels, qu’une fois le droit acquis, il rentre dans les mœurs : aucun des bouleversements sociétaux catastrophiques, annoncés par les opposants les plus farouches au projet, n’a eu lieu.[8]

Aux États-Unis, la question homosexuelle commence à faire son apparition dans les médias. Dans les années 1960, l’Église catholique perd son influence sur l’industrie du film américain, avec la suppression du Hay Code. Les homosexuels apparaissent progressivement sur le grand écran. Ils sont présents notamment dans Le Bal des vampires (1967), Asphalt-Cowboy (1969) ou Les durs et les doux (1970). Dans la presse écrite, le New York Times, vers la fin des années 1970, devient l’un des premiers journaux à écrire des articles sur l’homosexualité qui, sans être homophiles, ont permis de mettre la cause à l’agenda politique et médiatique national. En 1973, PBS diffuse en prime time le documentaire de douze heures An American Family, sur la vie quotidienne d’un jeune homosexuel et en 1976, pour la première fois, un programme homosexuel régulier, Blueboy Forum, est diffusé sur le petit écran[9]. En 1981, un personnage homosexuel est pour la première fois au centre d’une série télévisée (Love, Sidney), tandis que des personnages secondaires homosexuels font petit à petit leur apparition dans des séries à succès comme le clan Denver (1981–1989), Brothers & Sisters (1984–1989), Melrose Place (1992–1999). C’est à partir des années 1990 que des séries centrées sur l’homosexualité font leur apparition sur le petit écran, avec Ellen (1994–1998), Will et Grace (1998–2006), ou Queer as Folk (2000–2005) et The L Word (2004-2009).

En Europe, quatorze pays autorisent aujourd’hui le mariage homosexuel et l’Irlande l’a validé récemment par référendum. Cette situation tend à créer un effet boule de neige dans le reste de l’Europe, principalement en Grèce, en Italie et en Allemagne. En Grèce, un projet de loi vient d’être déposé pour que les personnes homosexuelles puissent avoir une union civile. En Allemagne, si Angela Merkel est contre l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles, le Parlement se montre, quant à lui, de plus en plus favorable. Enfin, en Italie, le débat commence à avoir lieu. 50% des Italiens seraient favorables au mariage gay, d’après un sondage de la Stampa, et même Silvio Berlusconi se montre favorable au sujet[10].


Identités multiples, unions et abréviations

Partout dans le monde, les mouvements LGBT ont cherché ou cherchent encore à passer de la clandestinité à l’action au grand jour, afin que leurs revendications soient entendues par le plus grand nombre et par les pouvoirs publics. Les militants ont construit une identité collective et une image valorisante de leur cause. La communication joue comme une ressource essentielle pour l’action collective des mobilisations LGBT : elle favorise, pour paraphraser Karl Marx, la transformation d’un groupe  « en soi » en un groupe  « pour soi » qui prend peu à peu conscience de son rôle historique[11]. Ainsi, les références commémoratives à Stonewall sont fréquentes dans le discours des dirigeants d’associations[12], bien qu’elles soient plus rares dans les motivations des participants à la marche des fiertés. Cela est peut-être dû à une socialisation politique différente. La mobilisation de ces groupes passe donc par un « moment identitaire initial », durant lequel le militantisme se déploie comme un travail du groupe sur lui-même, travail consistant en un « retournement du stigmate » au sens du sociologue américain Erving Goffman[13]. Le stigmate, perçu antérieurement comme la marque d’un rejet, devient un objet de revendication, une force par l’affirmation de la différence comme point fort du mouvement. Ce retournement, cette réappropriation identitaire, a permis aux mouvements LGBT de se construire et mobiliser un consensus interne face aux discours critiques, en les déconstruisant.

Il ne faut cependant pas réduire la création de l’identité LGBT à une simple réaction vis-à-vis de leurs nombreux opposants. Les mouvement LGBT ont fait évoluer leurs revendications et leurs objets de lutte au fil des années et des victoires. Au début, il était impossible de concevoir l’union apparente dont le sigle LGBT entend être le symbole. Les luttes ont été dans un premier temps menées essentiellement par la communauté Gay et Lesbiennes en faisant fi des revendications, numériquement et politiquement moins importantes à l’époque, des Bisexuels et des Transgenres. Le terme « transidentités » est d’ailleurs relativement récent. Il est l’aboutissement de débats sémantiques portant sur la polysémie des qualificatifs « transexuels » et « transgenres » – des débats qui ont finalement abouti à forger l’adjectif, encore peu utilisé, de «  transidentités ». Des luttes et mots d’ordres divers se sont donc finalement unifiés derrière une même banderole, un même sigle. Mais les raisons de cette unification varient selon les contextes nationaux[14]. Ce besoin « d’unité dans la diversité » s’est fait sentir par exemple, en France, à la suite de l’adoption de la loi sur le PACS. Il s’agissait alors d’intégrer de nouveaux acteurs réclamant des droits équivalents. A l’inverse, cette unification fut plus forte en Italie : si les désirs d’ouvertures légales et morales avaient du mal à émerger au départ en raison en partie d’un manque de structuration et de querelles inter-associatives, le ralliement a restructuré le mouvement et donné un plus grand poids aux messages émis. Le sigle LGBT, désormais connu mondialement, émane d’un processus collectif de travail sur l’image, un « rebranding » au sens marketing du terme, des mouvements : « LGBT, explique le chercheur Prearo Massimo, a fonctionné comme un opérateur du rassemblement militant inter-associatif et comme un facilitateur des dynamiques concurrentielles qui traversent l’espace des mouvements sociaux dans la définition des enjeux de la lutte »[15].

Le point d’orgue de ces processus d’unification est, dans beaucoup de pays, les marches des fiertés ou « Gay Pride » selon la marque déposée américaine. Les coalitions d’organisations de la mouvance LGBT sont d’ailleurs fréquemment le lieu de vives discussions lorsqu’il faut trouver un accord sur le mots d’ordre de la marche annuelle, voire des désolidarisations, comme ce fut le cas à Lyon en 2014[16].

La marche des fiertés, rituel annuel et vitrine médiatique de la lutte des mouvements LGBT, a été construite comme un élément tout à fait spécifique de leur répertoire d’action collective. En effet, elle est peut-être la seule manifestation incluant associations, partis, syndicats et, chose rare, partenaires commerciaux. De surcroît, la forme de la mobilisation collective est singulière du fait de sa composition matérielle, alliant l’expression de revendications et une dimension festive voire carnavalesque, avec la mise en place de chars, de musique et autres appareils récréatifs venant du monde de la nuit. Cette dimension revendicative et festive, propre à la marche des fiertés, garantit un élément essentiel à toute mobilisation collective : la force du nombre. Toutefois, le caractère festif présente une ambivalence pour l’image publique du mouvement et engendre de vives critiques de la part de certains participants. Ces critiques portent sur le risque d’une « perte de sens » de la mobilisation : en attirant un public aussi varié, la marche des fiertés ne perd-t-elle pas son essence revendicative et commémorative ? La recherche à tout prix d’une mobilisation de masse ne risque-t-elle pas de noyer les revendications politiques du mouvement ? Pour beaucoup, le simple rassemblement de milliers de personnes pour la cause LGBT, doublé à la forte médiatisation de l’événement, est considéré comme constituant un message politique en lui-même.


Une normalisation qui est loin d’être acquise dans une large partie du monde

Si des pays européens s’ouvrent au mariage gay et modifient favorablement leur législation, tous les pays ne s’orientent pas dans cette direction. Ces dernières années, la question des homosexuels et des minorités sexuelles y a été souvent marquée par la répression et la condamnation de l’homophobie.

En 2015, la pénalisation de l’homosexualité est encore en vigueur dans huit pays : l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l’Iran, la Mauritanie, le Soudan, le Yémen mais aussi dans certaines régions du Nigeria et de la Somalie. Ces pays maintiennent dans leur législation la peine de mort pour quiconque revendique ou se présente comme homosexuel. Nous pouvons y associer également aujourd’hui près de quatre-vingt pays où l’homosexualité est considérée comme une maladie mentale ou bien un délit pouvant entraîner une amende et une peine de prison ferme. C’est pourquoi, dans ces États, les personnes homosexuelles, bi ou transgenres ne sont pas rassemblées en associations ou en mobilisations collectives et ne communiquent pas ou peu en public. Il est en effet extrêmement difficile, dans un contexte politique répressif, de pouvoir affirmer publiquement sa différence sexuelle, de se constituer en organisations et de s’exprimer dans les médias. Certains, pourtant, ont trouvé des voies d’expression alternatives. C’est notamment le cas au Congo où une communauté LGBT a mis en place un langage particulier, le kipopo. Sorte de dialecte composé de mots clés que seuls les gays peuvent comprendre. Il permet de créer un sentiment d’appartenance et un moyen de communication communautaire très spécifique aux homosexuels congolais[17].

Dans les pays pratiquant la peine de mort, le moyen d’expression le plus utilisé, malgré la répression, est Internet. Lorsqu’il n’existe pas ou peu de presse libre, que la télévision est régie par l’État qui y diffuse sa propagande, la structure des opportunités médiatiques pour les citoyens homosexuels est limitée. Espace de liberté relative, notamment parce qu’il favorise davantage l’anonymat, la sphère numérique est devenue non seulement un moyen de communication mais d’existence pour nombre de communautés homosexuelles.

L’utilisation d’internet est également primordiale dans des pays qui, sans exercer la peine de mort, impose une forte pression juridique et sociale aux personnes homosexuelles[18]. C’est le cas du Maroc où la peine peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et une amende de 1000 dirhams. Dans un régime qui interdit l’expression publique de l’homosexualité (article 489 du code Pénal marocain[19]), différentes associations défendent les droits subjectifs des minorités et réclament, selon les cas, plus de libertés individuelles et/ou une égalité de traitement[20]. Ne pouvant exister sur la place publique, un grand nombre d’associations homosexuelles trouvent refuge à l’étranger ou sur internet en créant un espace de « virtualité réel »[21], permettant des réflexions et des débats ainsi que des solidarités en réseau[22]. Dans ce climat social traditionaliste, la quête d’identité se rattache, pour certains, à des actions de communication clivantes[23], là où d’autres associations tentent une stratégie de sensibilisation en respectant les mœurs en vigueur[24]. Bien que ne risquant pas la peine de mort, ces associations passent également par des réseaux de solidarités internationales. C’est notamment le cas en Russie, où les homosexuels ont longtemps été et restent malmenés. L’homosexualité a été criminalisée jusqu’en 1993 puis considérée comme une maladie mentale jusqu’en 1999. La dépénalisation aurait pu être considérée comme une acceptation progressive de l’homosexualité, mais c’était sans compter la loi du 30 juin 2013. Ratifiée par Vladimir Poutine, cette loi interdit la « propagande homosexuelle » devant mineur et « les offenses aux sentiments religieux » sous peine d’amendes. Sous couvert d’une préservation de l’enfance et du dogme religieux, l’État russe prive ainsi les mouvements LGBT de l’utilisation des canaux de communication traditionnels. Afin d’exister dans ce contexte d’homophobie ambiante[25], les organisations pro-LGBT organisent des actions de désobéissance civile dont la plus connue est la Moscow Pride. Ce type d’action, régulièrement interdite et réprimée brutalement[26], est l’occasion pour les organisateurs de communiquer, via les réseaux sociaux, sur les violences dont ils sont victimes.[27] « Grandissant » leurs causes, pour reprendre le concept du sociologue français Luc Boltanski[28], le débat est ainsi mené sur le respect de leurs droits fondamentaux et leurs appartenances à une minorité. Cette question du respect des droits universels a eu un impact international fort, lors des Jeux Olympiques de Sotchi en 2014, durant lesquels les représentants français ont refusé de se rendre aux cérémonies d’ouvertures en raison du traitement infligé aux minorités en Russie.[29]

Dans ces pays ancrés dans des modèles traditionalistes, la question du respect des droits individuels des minorités sexuelles, voire la simple reconnaissance d’une identité collective, est un débat de société. La question se pose de savoir si une campagne internationale de communication en faveur des droits des LGBT serait la solution au problème, ou bien si elle ne risquerait pas au contraire de durcir encore les clivages nationaux qui s’ancrent dans des réalités sociales et politiques très hétérogènes.


Par Laure Botella, Thomas Jaquemet, Augustin Michäely et Baptiste Zamaron.


[1]
AFP, “Un prêtre polonais fait son coming out et provoque la colère du Vatican”, Libération, 3 octobre 2015. URL : http://www.liberation.fr/monde/2015/10/04/comingoutdunhautresponsablecatholiqueunepremieredanslhistoireduvatican_1396960 consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[2] Padovani Marcelle, “Krzysztof Charamsa, le prêtre homosexuel qui déclencha la guerre au Vatican”, Le Nouvel Observateur, 4 octobre 2015. URL : http://tempsreel.nouvelobs.com/vatican/20151004.OBS7018/krzysztofcharamsalepretrehomosexuelquideclenchalaguerreauvatican.html consulté le 8 octobre 2015 (en ligne).
[3] Chambraud Cécile, “Le coming out d’un prêtre polonais suscite la colère du Vatican”, Le Monde, 3 octobre 2015. URL : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/10/03/lecomingoutdunpretrepolonaissuscitelacolereduvatican_4782032_3214.html consulté le 7 octobre 2015 (en ligne).
[4] Synode sur la famille et coming-out du père Charamsa : intervention de David & Jonathan dans les médias, URL : http://www.davidetjonathan.com/2015/10/03/synodefamilleinterventiondavidjonathanlesmediasoctobre-2015/ consulté le 8 octobre 2015 (en ligne).
[5] McGarry Mollu , Wasserman Fred, Becoming Visible : An Illustrated History of Lesbian and Gay Life in Twentieth-Century America, New York, Penguin Studio, 1998.
[6] Bozon Michel , Sociologie de la sexualité, Paris, Nathan, coll.  »Sociologie 128″, 2002, p. 40-42.
[7] Ibid.
[8] Sondage IFOP, « 1986-2013 : la société française et l’homosexualité », juin 2013.
[9] Kaiser Charles, The Gay Metropolis : 1940–1996 , Boston, New York, Houghton Mifflin,‎ 1997.
Thompson Mark, Long Road to Freedom : The Advocate. History of the Gay and Lesbian Movement, New York, St. Martin’s Press,‎ 1995.
[10] Jozse Eric, « Berlusconi et les Italiens pour la reconnaissance des couples homosexuels », Libération, 14 juillet 2014. URL : http://www.liberation.fr/monde/2014/07/14/berlusconietlesitalienspourlareconnaissancedescoupleshomosexuels_1063803
[11] Broqua Christophe et Fillieule Olivier, Trajectoires d’engagement : AIDES et Act Up, Paris, Textuel, 2001.
[12] Dirigeant LGP Lyon, entretien réalisé par Augustin Michaely, février 2014.
[13] Goffman Erving, Stigmate. Les usages sociaux des handicaps (1963), traduit de l’anglais par Alain Kihm, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Le Sens commun », 1975.
[14] Massimo Prearo, La naissance de la formule « LGBT » en France et en Italie : une analyse comparative des discours de mobilisation , Cultures & Conflits [En ligne], 97 | printemps 2015, p. 83-93 mis en ligne le 30 juillet 2016, consulté le 07 novembre 2015. URL : http://conflits.revues.org/18956
[15] Ibid
[16] Déclaration Osez le féminismes69, lien consulté le 07/10/15. URL : https://osezlefeminisme69.wordpress.com/2014/06/03/desolidarisation-de-la-marche-des-fiertes-de-lyon-du-14-juin-2014/
[17] Bauer Delphine, “Au Congo, une communauté LGBT dans l’ombre”, 360°, URL : http://360.ch/blog/magazine/2015/08/aucongounecommunautelgbtdanslombre/ consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[18]  Libération, « La carte des droits des homosexuels dans le monde », le 23 avril 2013 url : http://www.liberation.fr/monde/2013/04/23/mariagehomosexuelquelsautrespayslautorisent_898327  consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[19] “Est puni de l’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 120 à 1 000 dirhams, à moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe.”
[20] Sidi Hida Bouchra, 2011, « Mobilisations collectives à l’épreuve des changements au Maroc », Revue tiers monde, hors série, p165
[21] Castells Manuel, 1999, Le pouvoir de l’identité, L’ère de l’information, tome 2, Paris, Fayard. p.468.
[22] Sidi Hida Bouchra, « Mobilisations collectives … », op. cit., p. 167. La solidarité en réseau permet d’influencer la politique interne via une communication sur les droits universels.
[23]  L’association Mali, a donné corps à une action dont l’idée est née sur Facebook : un pique-nique symbolique dans la journée du 13 septembre 2009, pendant le Ramadan . Myriam Levain , Les inrocks,le 22 septembre 2009. URL : http://www.lesinrocks.com/2009/09/22/actualite/societe/ledefidesnonjeuneursdemohammedia-1137237/ consulté le 8 octobre 2015 ( en ligne)
[24] L’association kifkif, Sidi Hida Bouchra, mobilisations collectives … op. cit., p. 178.
[25] Williamson Hugh, « License to Harm Violence and Harassment against LGBT People and Activists in Russia », Human Rights Watch, 15 decembre 2014. URL : https://www.hrw.org/fr/news/2014/12/15/russieimpunitepourlesauteursdeviolencesantilgbt , consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[26] Le Corre Maëlle, « Russie : violences et arrestations à la Gay Pride » Yagg, 1 juin 2015. URL : http://yagg.com/2015/06/01/russie-violences-et-arrestations-a-la-gay-pride-de-moscou/ consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[27] France24, « Des militants homosexuels interpellés après l’interdiction d’une Gay Pride à Moscou », 1er juin 2015. URL: http://www.france24.com/fr/20150531-militantshomosexuelsinterpellationarrestationinterdictiongaypridemoscourussiehomophobiehomosexualite   consulté le 8 octobre 2015 (en ligne)
[28] Boltanski Luc, La souffrance à distance, Paris, Métailié, 1993.
[29] Lemonde.fr, « Boycotter ou pas les JO de Sotchi, le dilemme des Occidentaux », le 17 décembre 2013. : http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/12/16/le-debat-fait-rage-sur-le-boycottage-des-jo-de-sotchi_4335268_3242.html , consulté le 8 octobre 2015 ( en ligne )

Retour en haut